


LE MUSEE AUJOURD'HUI
En 2006, des travaux de rénovation ont modifié l'atmosphère des salles de la collection permanente. Les aménagements ont porté sur le changement du revêtement des sols, la mise en couleur des salles, la rénovation des socles, le placement de nouveaux stores d'occultation et la mise en place d'une nouvelle signalétique multilingue.
Le mur, environnement privilégié de l'oeuvre
Les salles ont été repensées selon une mise en espace beaucoup plus originale centrée sur la couleur.
Chaque salle déploie une harmonie différente. Plutôt que de vouloir gommer l'architecture, bien visible, voire même contraignante dans le cas de cet ancien bâtiment, la couleur participe ici à l'écriture de l'espace. En chargeant la lumière d'effets chromatiques influencés par la tonalité des murs, un environnement complémentaire de l'oeuvre est défini. Celui-ci vient tantôt amplifier la résonance des oeuvres, tantôt recréer symboliquement le contexte qui les a vu naître.
Au fil des salles, les harmonies jouent tour à tour le contraste ou la continuité chromatique. Ainsi, le vert véronèse appliqué dans la salle des bronzes rappelle la couleur du vert-de-gris qui oxyde les zones creuses de toutes sculptures en métal. Par ailleurs, ce même vert est la tonalité complémentaire des bronzes à l'alliage dominé par le cuivre.
Dans la salle des tailles directes, ce sont les tonalités de la pierre de France et des veines du marbre rosé qui ont déterminé le choix des harmonies murales : un beige chaud et un grenat profond. Quant à la salle africaine, un mur de couleur chocolat recrée symboliquement les tons terreux et épicés du continent visité par Ianchelevici.
Les socles
La présentation des sculptures a également été repensée en fonction de nouveaux socles. Ceux-ci sont en MDF, panneaux très dense composés de fibres de bois de pin ou de sapin, de couleur noir teinté dans la masse, d'une nuance tirant vers le gris anthracite.
Au même titre que l'éclairage ou la couleur, le socle participe à la construction de l'espace. Il isole l'oeuvre du rapport sol/mur et, en replaçant l'objet dans un autre contexte que celui qui l'a vu naître, lui offre son statut d'oeuvre d'art. La hauteur des socles a été revue de manière à donner aux sculptures une position optimale en fonction du regard du spectateur.
Au grès des salles, les socles établissent une ligne graphique homogène. Leur verticalité scande les espaces. Ils offrent des proportions harmonieuses et des textures semblables matérialisées par de petites aspérités, qui, dans le cas du MDF noir, s'apparentent à de la pierre bleue.


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